Les principes de langage qui permettent de sensibiliser sans réduire une personne à un diagnostic ou à une difficulté.
Mettre la personne avant l’étiquette
Le langage peut renforcer ou réduire la stigmatisation. Il est préférable de parler d’une personne qui traverse une difficulté plutôt que de la définir uniquement par un trouble. Cette nuance rappelle que l’identité d’une personne ne se résume jamais à sa santé mentale.
Éviter la banalisation
Employer des termes cliniques pour décrire des émotions ordinaires peut minimiser l’expérience de ceux qui vivent réellement un trouble. Dire « je suis stressé » est souvent plus juste que d’utiliser un diagnostic comme une métaphore. La précision du vocabulaire améliore la qualité des échanges.
Donner des messages d’espoir réalistes
Une communication utile montre que l’aide existe sans promettre une solution immédiate. Elle peut rappeler qu’un accompagnement adapté, du soutien social et des ajustements du contexte peuvent améliorer la situation. Les messages trop simplistes risquent de culpabiliser les personnes qui progressent lentement.
Associer les personnes concernées
Les campagnes gagnent en pertinence lorsque des personnes ayant une expérience vécue participent à leur conception. Leur contribution doit être volontaire, préparée et respectueuse de leurs limites. Elles ne doivent jamais être utilisées uniquement comme symbole.
À retenir
Une action de sensibilisation a plus d’impact lorsqu’elle débouche sur des ressources et un suivi concret.